Ubisoft met en congé administratif deux vice-présidents,  Maxime Beland et Tommy François.

Plusieurs employés suspendus également.

Selon Jason Shreier sur Bloomberg, suite à l’enquête ouverte par Ubisoft pour harcèlement ou comportement inappropriés, l’éditeur vient de placer en congé administratif plusieurs de ses employés, dont Maxime Beland et Tommy François, deux vice-présidents de l’équipe éditoriale. Ce département est l’un des pôles les importants dans le développement des jeux Ubisoft puisqu’il est chargé de l’orientation des scénarios et de l’esprit général distillé dans leurs titres. Chacun des deux hommes ferait face à au moins trois accusations visant leur comportement parmi la vague de dénonciations sur Twitter.

Maxime Beland est connu au Québec puisqu’il a travaillé sur Far Cry 4 et 5 et a officié comme producteur sur les deux derniers Splinter Cell chez Ubisoft Toronto. Il avait rejoint en janvier 2020 l’équipe éditoriale afin de réorienter l’esprit des jeux Ubisoft.

Le nom de Tommy François est inconnu au Québec, mais il a été l’un des animateurs phares de la chaine de jeux vidéo française Game One au début des années 2000, et est donc déjà connu d’une partie du public français. En tant que vice-président de l’équipe éditoriale, il a été à l’origine de décisions  cruciales au sein d’Ubisoft.  Pour vous donner une idée, lorsqu’il a décrété que les scénarios dans les jeux n’étaient pas importants et que ce qui comptait c’était l’expérience à forger soi-même, la plupart des studios Ubisoft ont suivi aveuglément cette maxime, dont Ubisoft Montréal (Far Cry Primal, WatchDogs 2…) sans pouvoir remettre en question la vacuité d’un tel concept.

Crédit Photo : Blogue Ubisoft

Maxime Beland et Tommy François n’ont pas souhaité s’exprimer auprès de Bloomberg. Ubisoft s’est de son côté fendu de ce message « Cette situation est sous investigation, nous ne pouvons donc pas faire de commentaire en ce moment ». C’est tout à fait normal, Ubisoft ne peut s’exprimer en attendant la fin d’une enquête et ne doit pas commenter publiquement ou donner l’impression de vouloir peser sur ses décisions. L’éditeur qui a présenté publiquement ses excuses en est également au tout début de cette seconde vague #Metoo qui le touche de plein fouet. En tout cas, Ubisoft n’a d’autre choix et semble bien décidé à faire le ménage dans ses rangs.

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