The Division 2 : pensé pour le loot et le fun!

Blockbuster calibré pour plaire, The Disvision 2 a été pensé dès le début pour en offrir trop aux joueurs! Mais mieux vaut trop que pas assez!

L’heure est grave à Washington, la ville a été coupée du réseau SHD, le présdident est retenu en otage, et des bandes s’affrontent pour contrôler la ville. Six mois après le poison vert qui a anéanti 95% de la population, The Division 2 met en scène un Washington à l’abandon où la nature commence à reprendre ses droits. Le principe du jeu n’a pas changé d’un iota. Vous avez deux armes principales, deux habiletés, et il va falloir tirer sur des éponges! Par contre, le challenge est plus relevé que dans The Division. Vos ennemis sont bien plus intelligents. Ils vous contournent, tirent à vue, et se déchainent sur vous. Heureusement, le jeu est une foire du loot côté armes, et le craft est rapidement accessible, sans compter les activités par dizaines qui vont se prolonger au-delà du sacro-saint niveau 30 à atteindre.

Claque visuelle!

Comme d’habitude, Ubisoft sort un jeu qui pique les yeux par sa beauté. Plus riche visuellement que son prédécesseur, il demande pour tourner en 1080p à ultra au minimum une RX 580 ou une 1070 avec processeur de deux à 3 ans. Proche visuellement, mais avec des textures moins détaillées, la version Xbox One X est très réussie. La version PS4 Pro est plus terne du fait d’un flou appliqué aux décors, et les deux versions tournent naturellement en 30 fps.  En tout cas, le jeu est la bombe visuelle promise! Les développeurs ont concocté un Washington plutôt réaliste avec une végétation qui prend le pas sur la ville. Sous-sols inondés, bitume envahi par l’herbe, façades d’immeubles qui commencent doucement à se dégrader, on est immergé dans un univers différent et qui nous parle. Washington est aussi grande que le New York du premier et semble encore plus dévastée. Certaines places paraissent tellement lugubres, on croirait presque un jeu d’horreur parfois, d’ailleurs je me suis toujours demandé pourquoi ne ferait pas un énorme survival dans une ville, il y a tellement de possibilités, et ce jeu montre qu’ils pourraient le faire.

La progression a été pensée dès le début pour en offrir énormément. Si l’histoire reste classique, les missions points de contrôle répétitives du premier font désormais place à nombre de missions secondaires scénarisées. À cela on ajoute les places fortes à prendre et qui en plus permettront de se téléporter, de quoi enfin moins courir à travers les rues lors du endgame. À cela on ajoute les protections de convoi, la possibilité d’être attaqué par des hunters, des missions sécrètes, les Invaded Stronghold, des places aléatoires où vous attendent de gros combats et du loot. Le jeu est riche à un point hallucinant de côté, on ne manque pas de job et où que l’on regarde il y a toujours de quoi à faire pour progresser, et puis ça en demandera des heures après avoir atteint le level 30 pour libérer complètement chaque quartier de la ville. Des dizaines d’heures de jeu en perspective!

Une évolution dans les habiletés

Si la plupart des armes du premier sont encore là, on note l’ajout de quelques armes et surtout de fusils qui permettent de tirer rapidement et avec précision, chose que seul l’Urban MDR pouvait faire jusqu’ici. Côté habiletés par contre, c’est un véritable festival avec l’ajout de bombes ruches, de drones boucliers, d’attaque ou de défense. C’est bien plus riche de ce côté que dans The Division avec une disparition de taille cependant, les super! Mais ce que l’on perd de ce côté on le gagne avec les équipements normaux qui gagnent des habiletés lorsque mis ensemble, oui même les verts et violets, tandis que les mods d’armes qui ont été revus complètement (par exemple : +30% de stabilité, mais -15% de vitesse de rechargement). C’est un jeu qui demande encore plus d’avoir le bon gear que dans le premier et où il va falloir travailler chaque stat. À la clé, une puissance de destruction assez énorme,y compris en Dark Zone face aux autres joueurs.

Du loot à profusion

Pour avoir un bon personnage et faire les hautes activités, il va falloir looter. The Division 2 a été pensé pour ça. Et puis c’est définitif, ce n’est pas un patch à la Anthem qui a augmenté artificiellement son loot avant sa sortie pour qu’on le trouve enfin mieux et se ravise cinq jours après. Les développeurs ont tiré les leçons du premier The Division qui avait perdu 96% de ses joueurs pour cause de radinerie aiguë. Ils sont partis sur la base de la mise à jour 1.8 qui a transfiguré The Division pour faire le deuxième. Pas question donc de farmer 50 000 heures pour un pauvre exotique et mauvais en plus. Ils sont très bons, et seront encore meilleurs une fois crafté ou recalibrés. Et on n’a pas encore vu les kits classifiés, et toutes les armes! On se rend compte en tout cas en le jouant que les parties activité/loot hors ont été pensée dès le début du développement. Tout colle côté missions secondaires, quand on vous envoie dans un laboratoire à l’autre bout de la ville, on sent qu’il a été fait pour cette mission secondaire, ce n’est plus le premier épisode où l’on vous envoie un hélicoptère lors de la première mission pour évacuer le Dr Kendell sur le toit d’en face!

La Dark Zone et PVP

Le principe d’attaquer dans le dos des joueurs qui farment me dépasse. C’est amusant le temps d’une heure, mais c’est d’un tel répétitif… Arriver dans le dos, teamshot, bombe insecte et voilà un groupe d’éliminé. Sinon aller à une extraction, un qui fait le kéké en faisant une danse, les autres se mettent rogue, bombe insecte ou habileté sur les deux premiers, et teamshot sur les deux derniers. Bien sûr, utiliser un équipement berserk pour tuer en quelques balles là où l’adversaire doit vider son chargeur sur vous, bref, si l’on veut s’entrainer à rejoindre l’armée de Negan en cas de fin du monde, la Dark Zone est parfaite. Même s’il en émane une atmosphère différente, c’est un principe de jeu complètement déséquilibré qui a le mérite d’exister, mais qui ne plait qu’à une petite partie des joueurs.

Heureusement, un nouveau mode de PVP, Conflict, fait son apparition et offre plus de fun. Tous les équipements sont normalisés, et finalement c’est le talent qui compte, infiniment plus qu’en Dark Zone.

Quelques écueils toutefois 

L’IA des alliés mérite d’être largement revue. J’ai rarement réussi les missions de sauvetage à cause de ces maudits otages qui prennent les armes et vont se placer face au boss pour se faire tuer instantanément. On dirait qu’on leur a collé l’IA des assaillants, mais sans l’armure. À plusieurs, on peut finir ces missions, mais solo c’est souvent impossible, à régler d’urgence donc.

Je regrette énormément la disparition de Rick Valassy ou du moins de l’esprit de son animation radio dans les refuges. À la place, on a droit à une snowflakes insipide et sirupeuse avec un discours tellement convenu et gnangnan « Ouaih peace les gens, la violence c’est pas cool, Eva tu es la meilleure, puisse le président te laver les pieds à chaque matin. John tu es formidable et beau, ton poil entretenu et ton courage nous rendent fiers. Et maintenant 4h de musique! » Désolé, mais ça n’a pas la puissance et le tragique d’un Vallassy qui décrit comment un gars abat une mère devant son enfant, comment les habitants de New York se sont transformés en hyènes, et ça n’informe en rien sur ce qui s’est passé à Washington durant ces six mois depuis le poison vert.

 

Les ennemis sont moins charismatiques que dans The Disivion, les True Sons ont remplacé le Last Man Basttalion, mais sans la superbe d’un Blitz, et les autres ennemis n’ont pas la puissance visuelle des Nettoyeurs. Ils offrent cependant plus de variété côté combats. On a heureusement quelques adversaires qui usent du lance-flammes, des ennemis qui vous lancent des nuages toxiques, des kamikazes qui font très mal en explosant, et je vous mets au défi de ne pas courir lorsque les boss équipés d’une hache ou d’une tronçonneuse se précipiteront sur vous alors que vous êtes entourés d’ennemis.

La personnalisation et monétisation sont un peu abusives, On loote moins de cosmétique que dans le premier, et le magasin en offre énormément. Même si les DLC sont gratuits, les versions gold etc sont à 129$ au minimum et montent jusqu’à 189$. Tous les joueurs autour de moi ont carrément mis 189$ dans le jeu, à ce tarif ils devraient avoir un plus quand même côté cosmétique que l’accès aux DLC une semaine à l’avance et un peu moins de jeu pour débloquer les futures spécialisations. Justement, ils veulent jouer et en maudit!

Conclusioin : calibré pour le succès

Toutes ses armes réunies n’offrent pas autant de fun qu’une arme OP de Destiny comme le Thunderlord, le Breakneck ou le 1K Voices. La jouabilité et le gameplay des combats sont bons, mais moins intéressants que celui d’Anthem, mais il offre du fun, du challenge, du loot, et des missions  en masse. Tout ça dans une ville superbement modélisée, remplie d’ennemis et d’activités. On ne s’ennuie pas durant la progression jusqu’au level 30, et il y en a encore à faire ensuite. On va vous revenir sur le endagme, mais le PVE de ce jeu offre une bonne grosse dose de choses à faire. La Dark Zone reste inégale du fait même de son concept, mais le PVP est intéressant. Ceux qui ont aimé la Dark Zone du premier et le PVP vont retrouver leurs marques ici. En tout cas, les autres développeurs, et Bioware en premier seraient bons de s’inspirer de la manière dont a été fait The Division 2 et d’en offrir autant à leurs joueurs aussi bien cô té loot, progression, richesse des missions et environnements  ou fun dans la coopération. C’est un jeu qui va servir de référence, qui n’est parfait, mais est tellement immersif et généreux, sauf dans le cosmétique, qu’il peut garder ses joueurs et se constituer une base solide.

Verdict
Très bon
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