State of Decay 2: Le jeu de survie que l’on attendait

À l’instar de la série télé The Walking Dead, les zombies de State of Decay 2 ne sont qu’habillage. Les vrais héros, ce sont les humains, leurs histoires, leurs besoins, leurs peurs. Les zombies, eux, sont une excuse afin d’alimenter toutes ces variables. Au final, nous avons certainement l’un des meilleurs simulateurs de survie en temps d’invasion de zombies à ce jour.

« Centré sur l’expérience humaine », voilà ce qui définirait State of Decay 2. Au début du jeu, nous créons notre équipe de trois protagonistes. Ils ont tous une profession et des capacités attribuées au hasard qui seront utiles… ou pas. Ils ont surtout une histoire, un passé qui influencera leurs valeurs et leurs comportements à court et moyen terme. Ces valeurs ne feront pas tout le temps bon ménage avec d’autres membres.

Dans State of Decay 2, il est question du « vivre ensemble ». Le but principal du jeu est de reconstruire le monde à partir d’un petit groupe qui deviendra encore plus grand.

Nous, nous jouons, seuls ou en coop, l’ensemble de cette communauté. Nous ne sommes pas un personnage, mais tous les participants de cette grande fiesta d’éclatage de crânes de zombies. Pour cela, il faut survivre, s’entraider, avoir le moral, manger, s’entraîner, dormir, se guérir, trouver des matériaux pour construire des installations plus luxueuses et prendre tranquillement le contrôle du territoire.

Il faut trouver le moyen d’être efficace. Utiliser l’espace de rangement d’un véhicule pour rapporter plus de matériaux à la base par exemple.

De plus, dites adieu à la linéarité des quêtes du premier volet. Ce deuxième volet nous offre un monde ouvert sur trois territoires où les missions pullulent et offrent un grand nombre d’embranchements scénaristique. Tout cela pendant que les zombies arrivent en plus grand nombre et que nous découvrons des espèces de plus en plus dangereuses.

La liberté ainsi que la quantité de décisions à prendre, que ce soit du côté des missions ou encore sur le plan de la gestion, offrent ainsi une grande possibilité de rejouabilité.

Si l’on ne succombe pas, avec le temps, sous certains aspects redondants du titre. Les fouilles peuvent effectivement être répétitives et longues. Nous pouvons les faire plus rapidement au risque d’attirer l’attention des morts vivants. Il y a également l’aspect FedEX inévitable qu’apportent les missions pour rapporter les matériaux indispensables à la survie du groupe.

Sur le plan technique?

C’est de peine et misère que le jeu State of Decay, sorti en 2013, a pu marquer les esprits. Le concept livrait une expérience de survie immersive, mais souffrait de troubles techniques impardonnables. Baisse drastique de cadence d’images et personnages qui restent pris dans le sol étaient légion. Pourtant, ce n’est pas parce qu’Undead Labs ne mettait pas les efforts pour l’améliorer. Les rustines ont aidé un peu. Ensuite, le Game of the Year pour Xbox ONE et PC ont mis une couche HD. Sans toutefois éradiquer l’ensemble des troubles techniques.

Avec State of Decay 2, les développeurs semblent avoir appris de leurs erreurs. Il y a certes encore des bogues, mais en moins grand nombre et beaucoup moins dérangeant. Je n’ai eu aucun ralentissement lors de mon expérience sur PC. Il m’est cependant arrivé de voir un personnage pris dans le sol et certains véhicules dont la structure vacillait.

Bien sûr, cette version nouvelle génération offre un univers visuellement plus riche en détail. Ce n’est pas le plus léché du pixel, mais Undead Labs a su peaufiner son univers afin qu’il n’y ait aucune redondance. Chaque randonnée cache des corps ou des éléments du décor qui racontent une histoire d’horreur. D’une façon, cela ajoute une couche de plus à notre immersion.

Verdict
Excellent
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