Sonic, le film : cela aurait pu être pire pour notre hérisson

Cela en aura pris du temps pour que notre ami Sonic rejoigne le presque panthéon des adaptations de jeux vidéo en long métrage. Après tout, les deux plombiers ont bien eu le droit à leur film, eux. Mais pour Sonic, le film, il faut reconnaître que c’était loin d’être gagné d’avance et il a fallu presque une décennie de mésaventures, avec des projets avortés et des abandons, puis un rachat des droits par la Paramount, pour qu’enfin le hérisson bleu puisse avoir une apparition dans les salles de cinéma. 

Ça sent le hérisson

En observant la licence Sonic dans sa globalité, il est peu aisé de s’imaginer comment on peut transposer l’idée d’un hérisson bleu qui court très vite dans un film réaliste, avec de vrais acteurs. Un dilemme sur lequel plusieurs scénaristes se sont cassés les dents depuis 2013, en plus de Sony Pictures qui a complètement abandonné le projet par la suite. Mais il faut croire que Paramount Pictures avait un peu plus d’espoir dans la célèbre licence de SEGA. Même si on pourrait quand même énumérer les choix douteux de design de notre hérisson, qui ont dû être changés suite à la grogne des fans, faisant prendre au film encore plus de retard. Mais est-ce que c’est vraiment aux fans que se destine ce long métrage? En tout cas, lorsqu’on ressort de la salle de projection, ce n’est pas vraiment l’impression qu’on peut en avoir.

Il faut déjà revenir au début et bien comprendre qu’il vaut mieux ne pas s’attendre à du fan service. Au mieux, une infime poignée de références aux jeux vidéo, mais assez discrètes pour qu’on ne soit pas noyé dedans. Sonic, le film sabre et met de côté plusieurs éléments de la licence, pour livrer un scénario qui ne s’empêtre pas dans les détails. Sonic est un hérisson avec des pouvoirs qui semble faire des envieux, et on ne sait pas vraiment pourquoi, mais en tout cas c’est suffisant pour que très tôt il doit s’enfuir de son monde. Pour cela, il utilise des anneaux qui lui permettent d’ouvrir des portails vers d’autres lieux, voire d’autres planètes. C’est ainsi qu’il atterrit sur Terre, dans la petite ville de Green Hills. Tout se passe bien, jusqu’au jour où il se fait un peu trop remarquer par le gouvernement, qui va envoyer le Dr. Robotnik pour s’occuper de la situation.

Sonic, le film : cela aurait pu être pire pour notre hérisson

C’est l’histoire d’un anneau

Autant vous dire tout de suite qu’il ne faut pas aller voir Sonic, le film, en espérant y voir un scénario digne d’un oscar. On ne s’encombre pas de grandes explications, que cela soit sur l’univers ou même les personnages. C’est l’histoire d’une amitié naissante entre un hérisson bleu et le shérif du coin, qui essaye de faire face à une menace. Des scènes d’action, de course-poursuite, ainsi que de la rigolade et des blagues bon enfant. Et étonnamment, cela fonctionne. Du moins pour un film pour enfants, voire familial. Car il faut contre tout attente pas être trop regardant sur la cohérence de l’intrigue, qui tient souvent en place avec des bonnes grosses ficelles. Mais en dehors du jeu des acteurs qui est parfois un peu bancal, il faut admettre que c’est loin d’être la catastrophe à laquelle on pouvait s’attendre. 

Sonic, le film : cela aurait pu être pire pour notre hérisson

Ce n’est pas le film du siècle et il y a fort à parier que pas mal d’adultes seront déçus de la tournure du film, en plus qu’elle n’exploite pas vraiment la licence de Sonic. Pour peu qu’on ne s’attend pas à grand-chose, cela reste un divertissement correct à partager en famille. Sonic est attachant, un poil naïf, et possède un bon développement au long du film. Et on nous ressort les recettes habituelles de la confiance en soi, l’amitié et la persévérance, qu’il faut croire en ses amis. Une conclusion de morale positive pour les enfants, car il faut bien garder en tête que Sonic, le film est vraiment calibré pour un jeune public. Après, ce n’est pas l’hécatombe non plus pour les parents, qui pourront profiter d’un Jim Carrey, incarnant Dr. Robotnik, qui se lâche complètement dans son rôle. En faisant parfois un peu trop de cabrioles, mais il prend réellement plaisir avec son personnage. Ceux ayant connu l’acteur pour ses rôles phares dans les années 90, comme avec Ace Ventura ou The Mask, seront aux anges. 

Sonic, le film : cela aurait pu être pire pour notre hérisson

Alors, c’est pas si mauvais que ça? Disons simplement que cela ne s’adresse pas à tout le monde. Les fans de Sonic vont probablement crier au scandale, tandis que la plupart des adultes oublieront le film quelques heures après l’avoir regardé. Sonic, le film ne restera pas dans les mémoires, mais ce n’est pas non plus une mauvaise adaptation de jeu vidéo. C’est juste un film pour les plus jeunes ou pour ceux qui ont envie de passer une petite heure devant un écran, avec un film léger et un peu d’humour, tout en mangeant du pop corn.

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