Little Nightmares : un jeu de cache-cache aussi amusant qu’effrayant

En l’honneur de la sortie de Little Nightmares Complete Edition pour la Switch, ce 18 mai dernier, il nous a semblé intéressant de revisiter ce jeu, déjà accessible depuis le mois d’avril 2017 sur PC, PS4 et Xbox One. Sans plus tarder, on s’enfonce dans l’univers de Little Nightmares.

Le personnage que l’on incarne dans l’aventure principale de ce jeu de plateformes d’horreur est une petite fillette, minuscule dans un monde de géants, nommée Six. Depuis les tréfonds du Maw, ce vaisseau duquel Six est prisonnière, notre objectif est rapidement clair : s’échapper de cet Antre horrible en évitant de se faire dévorer.

Pour parvenir à ses fins, Six doit franchir cinq niveaux parsemés d’obstacles et résoudre différents puzzles allant de simples leviers à tirer ou pousser à la récupération de clés permettant de déverrouiller l’accès à certaines zones. Sans être très compliqués, ces puzzles sont tout de même divertissants si l’on aime entre autres ce qui relève du synchronisme, par exemple : sauter au bon moment pour ne pas se faire attraper par un monstre. Les contrôles sont aussi très simples, on peut donc se concentrer à faire progresser le personnage à travers les plateformes tout en misant sur un aspect central du jeu : la furtivité.

En effet, pour venir à bout des ennemis, il n’y a pas d’autres moyens que de passer inaperçu ou de fuir. Si ces antagonistes sont peu nombreux, ils n’en demeurent pas moins menaçants, car s’ils nous mettent la main dessus, c’est terminé, on retourne au dernier point de sauvegarde. Parmi ceux-ci, on retrouve de sombres sangsues gluantes, des sentinelles sous forme d’œil dont il faut éviter le regard, un concierge aveugle, mais très loin d’être sourd, de joufflus cuisiniers, des invités goinfres prêts à tout pour nous engloutir et une mystérieuse Lady à l’apparence de « geisha ». Personnellement, j’ai bien aimé m’évader des griffes de ces monstres, beaux dans leur laideur, et adapter (légèrement) mes tactiques d’esquive en fonction de l’ennemi. Toutefois, une fois que l’on a compris comment se sauver de nos poursuivants, on s’améliore rapidement. Je ne suis pas le plus doué aux jeux de plateformes et pourtant j’aurais bien aimé avoir accès à un niveau de difficulté supérieur après avoir complété l’aventure principale.

Visuellement, ce jeu est d’une beauté lugubre! The Maw est un vaisseau terrifiant, très sombre aux multiples espaces confinés. En naviguant parmi les rats, les différentes créatures à nos trousses ou encore les cages renfermant d’autres enfants captifs, nous pouvons facilement nous sentir claustrophobes en l’absence d’issue évidente. C’est probablement le but recherché et c’est réussi : j’ai eu la frousse à plus d’une reprise en évoluant dans la noirceur de ce jeu. Heureusement que Six dispose d’un briquet pour éclairer un peu le chemin.

L’aspect sonore du jeu est également stressant à souhait. Du plancher qui craque sous nos pas aux portes qui grincent, passant par le sifflement du vent et cette étrange quoique douce berceuse que l’on entend lorsque Six souffre de Faim, tout est mis en place pour nous terrifier. Et c’est sans compter les battements de cœur du personnage (comme les nôtres) qui accélèrent lorsque l’on est découvert et sur le point de se faire attraper par un monstre. L’atmosphère de Little Nightmares est parfaitement inquiétante.

J’avoue que j’ai eu beaucoup de plaisir à me promener à travers cette immense salle de jeux où on se sent rarement en sécurité. J’ai adoré escalader des piles d’assiettes, des bibliothèques bourrées de livres qui tombent avec fracas ou encore sauter sur un piano suspendu au bout d’une corde. Ces plateformes sont originales et amusantes et permettent parfois de nous donner une brève pause du jeu de cachecache qu’est Little Nightmares. En y jouant, je me suis souvent senti seul parmi les monstres affamés de l’Antre, tels Hansel et Gretel dans la maison de la sorcière, mais aussi avide d’en découvrir l’histoire. Par contre, il ne m’a fallu que quelques heures pour finir les cinq niveaux principaux soit un peu moins de quatre heures lorsque je l’ai complété pour la deuxième fois, ce qui m’a laissé un peu sur ma faim. Bien sûr, il est possible de rejouer tous les niveaux afin de les achever totalement en détruisant toutes les statues, en allumant les lanternes et en donnant un câlin à tous les nomes.

La version pour la Switch, Little Nightmares Complete Edition, corrige légèrement la courte durée du jeu en y incluant les éléments du contenu téléchargeable, The Secret of the Maw. Ces trois niveaux supplémentaires, que l’on parcourt par le biais d’un autre personnage appelé le Fugueur, enrichissent l’expérience du jeu, nous rassasiant un peu plus de petites frayeurs en explorant cette évasion parallèle à celle de Six. Tout en révélant quelques secrets entourant l’Antre et ses habitants, de nouveaux objets peuvent être collectionnés si l’on souhaite tout terminer : des bouteilles à la mer. Cette version inclut aussi des masques, dont celui de l’Épouvantail, purement esthétiques, dont on peut affubler les personnages. Un masque Pakku est de plus disponible en balayant l’amiibo Pac-Man. Personnellement, je suis d’avis que ce jeu convient particulièrement bien à la Switch, puisque quoi de mieux que la possibilité d’amener avec soi un puzzle platformer aussi angoissant qu’amusant.

Verdict
Très bon
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