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Les suites les plus décevantes de l’histoire des jeux vidéo

Suite à l’écriture de mon article sur les jeux vidéo que j’aimerais voir au cinéma, je suis réellement passé au travers de la version remastérisée de Saint Row : The Third qui a somme toute, bien vieillie.

Lorsque j’étudiais à l’École nationale de l’humour et qu’on parlait de différents genres d’humour, nous faisions la distinction entre de l’absurde et du non-sens. Où l’absurde est encore un peu collé sur la réalité et que le non-sens est complètement déconnecté, ce qui fait que c’est rarement drôle parce qu’on n’a absolument aucun point de repère.

Et Saints Row IV pourrait être qualifié de non-sens en grande partie. Alors qu’on devient invincible et surpuissant, plus rien n’est important, plus rien ne veut plus rien dire et on est allé trop loin dans le surréalisme pour en être touché émotionnellement.

C’était pour moi une suite décevante, mais pas une suite terrible au point d’avoir envie de tirer dessus comme sur des concurrents de Professor Genki’s Super Ethical Reality Climax. Malgré tout, cette petite déception m’a fait penser à écrire sur les pires suites qui sont significativement moins efficaces que leurs sorties précédentes.

Quand je parle de suite, je parle d’un jeu faisant suite à un jeu antérieur. Ce n’est pas nécessairement le deuxième, ça peut être le 3e ou le 7e de la série.

Ayant classé les Mario Kart et les Zelda du pire au meilleur, c’est toujours étrange d’assister à une baisse de qualité dans une franchise, mais ça semble inévitable.

Parfois, un concours de circonstances explique ces impressions. Par exemple, Batman : Arkham Origins a sans doute déçu parce qu’il suivait Batman : Arkham City qui était un chef d’œuvre. Si on avait inversé l’ordre, je crois qu’il aurait mieux passé.

Pour monter sur scène régulièrement après des humoristes plus connus que moi, laissez-moi vous dire que c’est toujours plus facile de passer après quelqu’un qui est juste « bon » qu’un artiste qui fait coups de circuit après coups de circuit!

Mais Arkham Origins n’était pas si pire que ça. Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de suites indubitablement horribles. Habituellement, je fais des top 10, mais là, comme j’ai déjà passé beaucoup de temps faire du blabla, allons-y pour un top 6 immédiatement!

6— Mario Party 9

J’adore les Mario Party. Je trouve que c’est léger, enjoué et jovial. Un des meilleurs aspects de Mario Party est d’explorer la carte et de se développer des stratégies afin d’atteindre l’étoile avant les autres.

Et Mario Party 9 a décidé que ça, l’essence du jeu, c’était plate. Alors, sur le plateau de jeu, on se ramasse tous dans le même véhicule comme si on contrôlait tous le même Mechwarrior. Impossible de prendre une route différente des autres!

La balance des mini-jeux dans un Mario Party peut être difficile à calibrer, j’en conviens. Le problème, c’est que ce Mario Party sur la Wii contient trop de jeux où il faut pointer à l’écran ce qui est extrêmement redondant.

Les plateaux de jeux sont simples à créer. Et Mario Party 8 a décidé de scrapper ça. Mario Party 9 est le genre de party que je suis content de manquer.

5— Duke Nukem Forever

Dire que le développement de Duke Nukem Forever a été laborieux serait un euphémisme. La suite de Duke Nukem 3D est entrée en construction en 1997 pour aboutir sur les tablettes en 2011. En 2011!

Alors que l’humour des Duke Nukem de l’époque était d’actualité en parodiant des films d’action de Chuck Norris, Arnold Schwarzenegger et Sylvester Stallone, Duke Nukem Forever semblait dater… de l’époque où il a été imaginé!

En arrivant avec de l’humour d’une ancienne génération, Duke Nukem Forever nous a fait réaliser que le ton juvénile de Duke Nukem n’était pas Forever.

4— Bomberman: Act Zero

J’ai tellement joué avec mes amis à Bomberman au Super Nintendo que mon Multitap était sans doute tanné de nous entendre crier aigüe comme nous n’avions pas encore atteint la puberté.

Pour moi, Bomberman c’est un petit bonhomme cute et coloré dans un univers innocent où tout est enjoué (et que je rêve de voir dans un Super Smash!).

Mais les créateurs de Bomberman : Act Zero sont tombés sur Batman Begins et ont décidé que ça serait une bonne idée de rendre Bomberman pseudo-réaliste et sombre.

Le résultat est une vraie horreur. Personne n’a demandé à ce que les niveaux de Bomberman soient dans des teintes de bruns dans un monde qui semble post-apocalyptique. C’était comme voir Yoshi dans le film de Super Mario. Eurk.

3—Mighty No 9

Bon, ok, ce n’est peut-être pas une suite officielle, mais au minimum, c’est une suite spirituelle. Tout le marketing de ce jeu tournait autour du fait que ça allait un clone de Mega Man, donc on s’est tous attendus à avoir un genre de Mega Man.

Après tout, leur Kickstarter a explosé grâce à cette promo de « J’ai déjà fait des Mega Man! Je vais en faire un autre, sauf que je vais l’appeler autrement pour ne pas enfreindre des lois de propriétés intellectuelles! »

Alors qu’on nous avait promis un Mega Man, on s’est retrouvé avec une Méga Déception. Le jeu est morne, terne et n’a pas livré ce qu’il avait promis.

2—Paper Mario : Sticker Stars

Certains disent que le pire Paper Mario est Color Splash sur la WiiU, mais je ne le sais pas; je n’y ai jamais joué. La raison est simple : Paper Mario : Sticker Stars était tellement mauvais qu’il m’a fait quitter l’univers de Nintendo au complet!

Dans ces années-là, Nintendo avait publié une série de mauvais jeux — ou de jeux définitivement trop enfantins — et j’ai décidé de vendre ma 3DS  et de m’acheter une Xbox 360 immédiatement après avoir fini Paper Mario : Sticker Stars.

Alors que les Paper Mario du Nintendo 64 et du GameCube demeurent des chefs d’œuvres, Paper Mario : Sticker Stars paraissait comme une version diète et édulcorée d’un RPG. Sticker Stars est au Paper Mario ce que Monopoly Jr est au Monopoly.

Même si Paper Mario sur la Wii avait changé de style, il ne prenait pas les joueurs pour des incompétents. Il y a moyen de s’amuser quand même dans des jeux bébé-fafa, mais Sticker Stars était une insulte à l’intelligence des fans de Paper Mario alors qu’on ne peut même pas choisir l’ennemi qu’on désire attaquer.

Comme Mario Party 8, c’était vraiment décevant de voir Nintendo ne pas atteindre la qualité de jeux datant de plus de 10 ans.

1—Mass Effect Andromeda

C’est vraiment étrange que je ne parle pas constamment de Mass Effect considérant l’impact qu’il a eu sur moi. Une chose particulièrement impressionnante, si on exclut la toute fin qui, de toute façon, allait faire chialer les joueurs, c’est que ces jeux sont généralement en ascensions et apprennent des erreurs des titres précédents.

Par exemple, dans Mass Effect 2, nous ne perdons plus de précieuses minutes dans des ascenseurs ou même des heures dans un véhicule chiant à conduire à se promener sur des planètes vides.

Les suites sont se concentrées sur l’essentiel de Mass Effect : un genre de Star Trek où on focalise sur les politiques intergalactiques, les relations entre les personnages, la tension créée par une menace incommensurable et des décisions cruciales et crève-cœur.

Mais Mass Effect Andromeda semble avoir été créé par des gens qui n’ont visiblement jamais joué à aucun Mass Effect, sauf au premier un petit 10 minutes.

Je suis encore déçu et choqué par Mass Effect Andromeda. C’est très rare que je paye le plein prix de prévente pour un jeu, je préfère attendre, et là, pour une fois, j’ai sorti mon maigre portefeuille et je considère que je me suis fait arnaquer.

Mass Effect Andromeda était pire que le premier de la série publié 10 ans plus tôt sur un autre génération de console. Il démontre une incompréhension de son essence avec des personnages beiges qui ont perdu leurs expressions faciales, des bogues à chaque minute, un véhicule qui se contrôle mal et qui reste pogné dans des planètes moroses.

Le jeu est rempli de fillers insatisfaisants qui nous forcent à être coincés dans ce véhicule ou à pied au lieu d’être en train de prendre des décisions importantes. Presque aucun de nos choix ne semble avoir un impact notable.

Le jeu inclut aussi une grosse perte de temps dans tout le niaisage pour améliorer notre équipement. Les menus sont une horreur. Comme les stations de créations et l’endroit pour équiper nos armes sont à des tables opposés dans notre vaisseau, on perd tellement de temps à se promener entre ces places que l’ennui s’empare de nous.

Tout le monde est générique et seule une mission des alliés nous permet de creuser un personnage de façon semi-captivante. L’histoire et les personnages sont indignes d’un mauvais film de Transformers.

Les romances semblent avoir été écrites par des robots qui n’ont jamais eu de pulsions amoureuses ou sexuelles pour un autre être de leur vie.

Je ne comprends vraiment pas comment les créateurs du jeu ont pu trouver que c’était une bonne idée. Il n’y a presque aucune trace d’amour pour les originaux dans cette suite. Je ne niaise pas quand je dis que je suis encore choqué!

Sur ce, je vais tenter d’aller me calmer!

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