L’Artcade expose ses créations

La seconde édition de l’exposition Artcade avait lieu le vendredi 26 juillet, sur un toit de l’université Concordia. Effort conjoint du collectif Flop et du centre de recherche Technoculture, Art and Games (TAG), l’événement a attiré une foule de curieux autour de créations ludiques et hétéroclites.

« Toucher un plus large public »

Jeux multijoueurs, walking simulator, expériences interactives, voire même jeux de plateaux, il y en avait pour tous les goûts pour cette seconde édition de l’Artcade! C’est d’ailleurs l’un des objectifs de l’événement, aux dires de son créateur Simon-Albert Boudreault : “on veut attirer toutes sortes de publics, et pas seulement des joueurs”, nous explique-t-il.
L’Artcade est donc une exposition éphémère d’oeuvres souvent courtes, simples mais efficaces, et susceptibles d’intéresser même les moins gamers. Il imite les galeries d’art, et veut attirer tous types de personne, avec des créations accessibles, proposant de véritables expériences originales, voire expérimentales, plutôt que des canons du jeux vidéo.
Cet événement est orchestré par le collectif Flop, un incubateur qui existe depuis deux ans. Composé d’une vingtaine de développeurs environ, ils se réunissent chaque mois pour présenter leurs créations, et échanger impressions et observations. Pas de production à grande échelle ici, seulement des projets d’une ou deux personnes. “Un peu comme un cercle d’écrivain”, décrit Simon-Albert. Et c’est donc sur cet état d’esprit que s’est créé l’Artcade l’an dernier.

Jeux en tous genres

Profitant d’une terrasse de Concordia grâce au partenariat avec le TAG, on pouvait donc déambuler d’un jeu à l’autre, un verre à la main, tout en profitant de la vue sur le centre-ville de Montréal.
L’attraction la plus spectaculaire était probablement Parcade : réinterprétation du fameux Pong, les habituels contrôleurs ont été remplacés par deux balançoires à bascule, pour en faire un jeu en 2 contre 2. Cela fait d’ailleurs quelques années que le Parcade s’expose dans divers événements montréalais, toujours avec succès.
Toujours au rayon révision des classiques, on pouvait s’affronter sur Tictac.io, version en temps réelle du Tic-Tac-Toe où la rapidité est de mise.
Pour ceux appréciant les contrôleurs excentriques, certains ont passé du temps sur Cook Your Way et son poste de cuisine : couper des légumes, les faire cuire, tout en dissertant sur l’immigration et la politique, un concept pour le moins surprenant.
I-Lander de son côté vous invitait à prendre les manettes d’un vaisseau à l’instar du classique Lunar Lander, mais en 3D, et à quatre mains, histoire de pimenter l’aventure.

On retrouvait également plusieurs jeux de plateau, dont le spectaculaire Crash Factor. Alliant la stratégie à l’équilibre et la physique, l’objectif est de poser des poids sur un plateau, posé en équilibre sur une pointe. En développement depuis quatre ans, son créateur Herb Stanway espère trouver un éditeur bientôt.

D’autres créations avaient simplement pour but de vous raconter une histoire, comme Homebound, récit d’une rencontre au détour d’un wagon de train. Ou encore Circuits, explorant les traumatismes de violences physiques ou sexuelles à travers de simples textes. On croisait également des personnes un peu étrange, armées d’appareil curieux : il s’agissait de joueurs de Traces, sorte de jeu “grandeur nature”, vous faisant voyager dans le temps.

On ne pourrait tous vous les conter, mais plutôt vous recommander chaudement de libérer votre soirée pour la prochaine édition, et tester par vous-même!

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