Lan ETS 2019 : les champions s’imposent

Coup d’envoi de ce mois de février chargé en esport, cette dix-septième édition du Lan ETS fut l’occasion pour de nombreuses communautés de se réunir autour de leur passion le temps d’une fin de semaine. Entre compétitions, animations et distributions de swag, la fête annuelle du joueur québécois fut un succès.

Si la formule générale du Lan ETS n’a pas beaucoup évolué, le défi pour l’équipe étudiante était cette année d’investir les murs du Palais des congrès, après trois ans passés entre les piliers de la Place Bonaventure. “Achievement unlocked” : avec plus de 1530 joueurs BYOC, 285 sur consoles et plus de 550 visiteurs, les gamers auront cette fois eu la chance d’avoir comme voisins de Palais une compétition de cheerleaders et une convention de yoga. Oui, le gamer est sorti de son sous-sol, merci.

Les favoris dans leur palais

Pour tout passionné de compétition, le Lan ETS est une sorte de buffet à volonté : on hésite toujours un peu au début sur quoi jeter son dévolu, mais on en ressort toujours avec un sentiment de satiété presque coupable. Et si le niveau général proposé a représenté encore un festin cette année, il aura presque manqué d’un peu de piment : la plupart des favoris se sont imposés, et souvent dans des finales à sens unique.

On commence avec un des tournois dont l’affluence aura été la plus marquante cette année, à savoir Super Smash Bros Ultimate. Les 215 inscrits ont eu une orgie de Smash, qui s’est conclue par une victoire sans partage du champion local Elliot “Ally” Carroza-Oyarce.

Le vainqueur de l’EVO 2016 a outrageusement dominé les débats, ne lâchant qu’un seul petit point face à Frédéric “Fwed” Levreault en finale d’arbre supérieur. Mention spéciale au quintuple Nikita edgeguard, faisant voltiger bien malgré lui ce pauvre Fox aux quatre coins de Smashville. En grande finale, Venom n’aura pas connu meilleur sort, balayé lourdement par la pluie de grenade de son adversaire.

La seule grosse surprise fut l’élimination de Tamim Omary par Fwed puis Steven “Darkwolf” Raymond, deux autres talents locaux qui complètent ce top 5 exclusivement montréalais avec Smokk et SuperGirlKels. Avec une majorité mode joueurs de la région dans le classement final, c’est un signal fort de l’excellent niveau des joueurs québécois sur le titre de Nintendo.

Sur Melee, l’ordre établi fut également respecté, avec une nouvelle victoire de Ryan Ford face à Colin “Legend” Doucet, qui s’est glissé en finale en profitant de l’absence de Kage.

Pour terminer avec les jeux de combat, on rappelle la belle régularité de FluxWaveZ sur Street Fighter V, et la première victoire sur Soul Calibur 6 de Reptile.

Les joueurs internationaux ont mené la charge

Mais la domination prévisible d’Ally fut loin d’être la seule cette fin de semaine. La grande scène du Lan ETS a vu plusieurs finales sans partage, à commencer le samedi soir avec l’écrasante victoire des coéquipiers d’Alexandre “AxB” Bellemare sur Rocket League.

Même chose du côté de la dernière confrontation de l’événement, à savoir la finale de CSGO. Le groupe de Yassine « Subroza »‘ Taoufik, joueur de niveau professionnel, n’a eu aucun mal à se défaire des Grizzlys en grande finale, face à quelques irréductibles restés jusqu’à plus de huit heures du soir. Le tournoi en général aura connu quelques soucis au démarrage des phases finales, ainsi qu’un retard de plus de deux heures pour ses finales, mais rien de comparable avec les problèmes connus l’an passé.

Sur Overwatch, ce sont là aussi les favoris Mirage qui ont remporté la victoire, avec peut-être un peu plus de suspens que prévu cependant : les stars de Mirage n’évoluant pas à leurs postes habituels, PsykoPaths Gaming auront vendu assez chèrement leur peau.

La finale de League of Legends couronnant Bloody Gaming face à Mirage (encore!) fut un peu plus enlevante le dimanche matin, allant en troisième manche.

Pour terminer le tour des victoires attendues, soulignons la belle performance de notre collaborateur Maxime “Pelletire” Pelletier sur Hearthstone, dont vous pourrez lire plus de détails de sa propre plume par ici.

À noter également les bons résultats généraux de plusieurs organisations dans de multiples jeux, comme Mirage Sport Électronique, PsykoPaths Gaming ou encore Livid Gaming.

Les résultats pour la plupart des tournois sont accessibles sur la plateforme Toornament, les jeux de combat sur smash.gg, et Hearthstone sur Battlefly.

Le Lan ETS, fidèle à lui-même

Concernant les activités annexes, l’emplacement de l’allée des artistes ne les aura pas nécessairement mis en valeur, tout comme l’ambiance nocturne d’un LAN party. L’ajout des spectacles musicaux, à savoir le Big Band ETS ainsi que le passage de l’Orchestre à Vents de Musiques de Films sont toujours de bons moments pour varier les plaisirs.

Le match d’exhibition de CS:GO, réunissant les meilleurs joueurs québécois autour de Stéphanie Harvey pour leur initiative communautaire #ONJOUE fut un beau spectacle, même si son commentaire en anglais était assez ironique pour une initiative voulant promouvoir la scène francophone.

De son côté, le marathon NoReset Speedrun aura une nouvelle fois proposé un spectacle toujours plus étonnant, comme cette incroyable double run en randomizer sur A Link To The Past. La cagnotte récoltée pour le Répit St-Louis s’est élevée à 5112$, nouveau record pour un Lan ETS et second meilleur montant pour l’organisation. Prochaines étapes pour ces furieux du jeu, DreamHack Dallas et Atlanta, rien de moins!

Le NoReset, fidèle au poste pour la bonne cause

 

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