La Call of Duty League exclut les Québécois

Le débat sur l’exclusion des Québécois dans les tournois mondiaux de sport électronique a été relancé, vendredi, alors qu’on a appris que les résidents de la Belle-Province n’étaient pas autorisés à se joindre à la Call of Duty League.

Pourtant, les règlements officiels de GameBattles ne stipulent aucune restriction envers le peuple québécois.

La situation a notamment fait réagir l’un des membres de la Fédération québécoise des sports électroniques, François Savard.

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«C’est à cause d’une politique interne», lance-t-il d’entrée de jeu lorsque joint par RDS Jeux vidéo.

Celui qui fait de l’exclusion du Québec son cheval de bataille depuis 2014 confie qu’il a vécu une «fausse joie» lorsqu’il a constaté, a priori, qu’aucune restriction n’empêchait les Québécois de participer à la Call of Duty League.

«J’étais très hype, dit-il. Au cours des derniers mois, j’ai contacté directement plusieurs hauts placés chez Blizzard et Activision et je pensais que c’était enfin réglé. Pour confirmer tout ça, j’ai ouvert un chat avec le service à la clientèle de GameBattles et dès le premier niveau, on m’a dit que les Québécois n’étaient pas admis.»

François Savard (Crédit photo: Jérémy Hamel Photographie)

On l’a ensuite référé à une autre personne, qui lui a essentiellement dit la même chose.

Voici ce qu’on lui a répondu.

«Les Québécois ne sont pas autorisés à jouer à quoi que ce soit sur GameBattles. C’est une politique interne. Ça n’a pas besoin d’être écrit formellement sur la page des règles officielles.»

M. Savard ne cache pas son mécontentement.

«Ç’a assez duré, lance-t-il, particulièrement avec eux.»

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en 2014, François Savard s’était attaqué au dossier de l’exclusion spécifiquement à cause de Major League Gaming (MLG) puisque les joueurs québécois de Call of Duty étaient exclus des tournois.

«Ce sont eux [MLG] qui ont été les premiers à recevoir la lettre de la Régie des alcools, des courses et des jeux après qu’on l’ait reçue en 2016. Et là, maintenant que les règles générales semblent nous permettre de participer à ce genre de compétition, ils mettent ça sur le dos d’une politique interne, déplore-t-il. Selon moi c’est de la pure et simple discrimination parce qu’il n’y a aucune raison légale de faire ça. Tu ne peux pas exclure un peuple au complet sur une politique interne, ça ne fonctionne pas.»

M. Savard n’écarte d’ailleurs pas la possibilité de faire recours à un ou des avocats pour avoir gain de cause dans ce dossier, une fois le temps des Fêtes terminé.

«Je vais consulter les membres du conseil d’administration pour voir ce qu’on va faire, dit-il, mais en tant que chargé de projet, j’ai quand même assez de flexibilité pour au moins faire un appel à savoir si des avocats veulent nous aider parce que dans un cas comme ça, à part les poursuivre, il n’y a rien qu’on puisse faire.»