Jean-Martin Aussant nommé directeur général de la Guilde des développeurs de jeux vidéo indépendants du Québec

La nouvelle est tombée ce matin : la Guilde fait peau neuve et nomme Jean-Martin Aussant en tant que directeur général de la coopérative.

Après la bourse de 750 000 $ allouée par le Mouvement Desjardins il y a quelques semaines afin de soutenir cette industrie explosante, la Guilde voit ses ambitions grandir, et a choisi de nommer son nouveau leader. Ainsi, en plus d’avoir la possibilité de voir plus grand en donnant plus de visibilité aux événements locaux auxquels elle est associée (notamment le MEGA), l’OBNL peut enfin se permettre de voir plus loin que les frontières provinciales.

Ancien directeur du chantier de l’économie sociale du Québec, Jean-Martin Aussant n’est pourtant pas inconnu au bataillon : il fut impliqué dans la création de la Guilde en avril 2016.

À l’époque de son lancement, la Guilde regroupait 70 studios contre 162 aujourd’hui, ce qui représente une croissance considérable du paysage vidéoludique québécois.

En faisant le choix d’un nouveau directeur, la coopérative commence l’année 2019 avec de grandes ambitions, notamment celle de rayonner à l’international : il faut rappeler que la Guilde constitue la plus grande coopérative de créateurs de jeux vidéo au monde.

À ce sujet, Louis-Félix Cauchon, président de La Guilde et du studio Borealys Games, s’exprime : « La Guilde s’est dotée de valeurs et de principes coopératifs internationaux. C’était un choix logique d’associer une personne aussi engagée envers l’économie sociale à notre vision de rendre le Québec plus fort. On a tous les atouts pour faire du Québec la Silicon Valley du jeu vidéo. »

la Guilde nomme Jean-Martin Aussant en tant que directeur général de la coopérative.

En effet, le poids de ce projet peut avoir un grand impact sur l’économie vidéoludique au Québec. Bien que de grands studios bien connus y résident (Ubisoft, Square Enix…), La Guilde permet, en ayant un modèle coopératif, de diversifier les productions et ainsi, rendre ce paysage plus fructueux et divers.

Sachant que l’industrie du jeu engendre des bénéfices toujours plus importants, il est également nécessaire de développer une variété artistique, créative, et économique afin de faire contrepoids avec certains géants bénéficiant déjà d’une grande visibilité médiatique.

C’est donc une année remplie de bonnes nouvelles pour La Guilde des développeurs indépendants du Québec. C’est avec impatience que nous attendons ce qu’elle nous réserve pour 2019…

PHOTOGRAPHIE : KARINE DUFOUR (RADIO CANADA)
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