iRacing: Alex Bergeron amorce la défense de son titre en Sprint Car

L’heure est venue pour le Québécois Alex Bergeron de défendre son titre de champion du monde sur terre battue de la série Sprint Car de iRacing.

Source image à la une : Courtoisie d’Alex Bergeron

Sa première course de la saison se tiendra lundi soir, et pourrait bien se dérouler devant une plus grosse audience qu’habituellement en raison de la pandémie de COVID-19.

« La semaine passée, il y avait une épreuve de qualification (lors de laquelle Bergeron a terminé 5e) et il y avait environ entre 700 et 1000 personnes qui regardaient alors que d’habitude on parle plus d’entre 250 et 400 personnes, observe-t-il. Même si ce n’est pas une bonne chose en général (la COVID-19), c’est bon pour le sim racing et le esports. »

Le pilote de 19 ans ne se laisse cependant pas intimider pour autant.

« Je suis un peu stressé, mais je suis confiant », dit-il lorsque contacté par RDS Jeux vidéo.

L’année dernière, le jeune homme de Drummondville était devenu le premier Canadien (et le premier Québécois) à remporter le titre de champion du monde dans la série Sprint Car de iRacing. Ses exploits lui avaient permis de toucher environ 30 000 $ en bourses.

Courtoisie d’Alex Bergeron

« J’étais sous le choc, concède-t-il. Ça m’a pris quelques jours avant de réaliser que j’avais vraiment gagné. La journée même, c’était la dernière course et je n’avais qu’à me qualifier pour remporter le championnat et ç’a été assez difficile. Les autres coureurs étaient féroces. Mais je suis parti 14e et j’ai remporté la course. De remporter les deux (la course et le Championnat du monde) la même journée, c’était tout un feeling ! »

S’il croit bien pouvoir répéter l’exploit cette saison, Bergeron avoue que la tâche sera un peu plus ardue qu’en 2019.

« Honnêtement, il faudra être vraiment constant. Même si on n’est jamais sorti du top-5 l’an passé, il faudra être encore meilleur cette saison parce que la compétition est plus féroce, souligne-t-il. La clé va vraiment d’être constant et de fournir l’effort nécessaire pendant la semaine afin d’être prêt pour les courses. »

Pour une semaine normale de championnat du monde, le pilote de Team ABR passe environ 20 h sur son simulateur de course.

« Même un petit peu plus que ça, lance-t-il en riant, ça dépend vraiment des courses. »

Une véritable passion

Si Bergeron est capable de consacrer autant de temps à cette activité, c’est parce qu’il est véritablement passionné par celle-ci, mais par tout ce qui touche la course automobile en général. En plus d’exceller en sim racing, Alex Bergeron coure également aux États-Unis en Sprint Car 360, dans des vraies voitures.

« J’ai commencé la simulation quand j’avais environ quatre ans avec Gran Turismo, se rappelle-t-il. Mais ma passion pour les courses est vraiment arrivée à l’âge de cinq ans. J’ai toujours voulu faire de la course automobile et aujourd’hui je réussis à en faire grâce à la simulation. En 2017, j’ai fait ma première vraie course à vie sur terre battue en Sprint Car à Castrol Raceway en Alberta et c’était vraiment grâce à iRacing. J’étais parti 18e et j’ai fini en sixième place. J’ai même ramené mon premier trophée à la maison pour avoir dépassé le plus d’adversaires lors d’une même course. C’était assez excitant de faire un bon résultat à ma première course. Je vais toujours m’en souvenir. »

Son aventure dans iRacing a quant à elle débutée en 2012.

« Il n’y avait pas de dirt (terre battue) dans ce temps-là, c’était juste de l’asphalte, note-t-il. Mais ça allait quand même bien pour moi. J’ai été pilote dans la série NASCAR Peak Antifreeze pendant deux ans (la plus haute série sur asphalte) puis c’est vraiment en 2018 que j’ai décidé de me concentrer plus sur la terre battue. »

Notons que le gagnant du Championnat du monde de la série Sprint Car sur terre battue de iRacing mettra la main sur 10 000 $ ainsi que 25 000 $ en bourses.