Generation Zero : ambiance Stranger Things, mais avec des robots

Campagne suédoise, paysages nordiques, années 80, le tout saupoudré d’une bonne dose de survie et de robots tueurs lâchés en pleine nature.

Lorsque Mario m’a envoyé le code, ma réaction a été  « Ouch! Il s’est pas mal fait descendre par les premiers tests. » C’est donc avec peu d’attentes que j’ai lancé le jeu en fin d’après-midi. Je n’ai pas décollé avant 8h du matin…

Generation Zero est un jeu très particulier qui n’est pas sans rappeler Fallout 76 pour l’esprit. L’histoire vous plonge dans une uchronie se déroulant en Suède. Hitler ayant gagné la guerre, la Suède a passé un traité de paix avec l’Allemagne. Pour se prémunir de toute attaque, les Suédois ont été formés à la guerre et à la survie dès leur plus jeune âge, tandis que l’industrie de l’armement a investi lourdement dans des robots tueurs autonomes. En revenant d’un voyage scolaire, votre bateau est coulé par un tir, le pays a été envahi par les robots, et la population décimée, il va falloir survivre dans cet environnement hostile.

Voilà où commence l’histoire et son déroulement est rédhibitoire pour bien des joueurs. Ici, pas de cinématique, peu de fil conducteur, un semblant de quête principale qui vous envoie d’un endroit à l’autre et c’est tout. On apprend ce qui se passe au gré des notes et articles de journaux que l’on découvre en visitant les lieux abandonnés. Si Generation Zero  arrive à nous garder devant l’écran, c’est grâce à son ambiance incroyable et son dépaysement garanti.

Une ambiance prenante

Le premier contact avec Generation Zero commence bien avec une qualité visuelle d’un bon niveau et sa reproduction fidèle de l’ambiance qui règne en Suède, ainsi que ses conditions climatiques très particulières. On se plaint de la neige tombée la semaine passée au Québec ? En Suède il peut faire 15 degrés le matin à Stockholm, vous sortez en tee-shirt pour vous retrouver deux heures après sous une avalanche de grêle, puis une tempête de neige vous achève le soir. Nous n’avons pas le droit à la neige ici, mais à des averses qui renforcent le côté solitaire et désespéré de l’expérience.

La nature et les villages se succèdent et il n’est pas rare de tomber sur des robots qui vous attaqueront sans hésiter. Plutôt faciles à éliminer, il faudra cependant économiser les balles. Heureusement, on peut les attirer grâce à divers pièges comme en mettant de la musique à côté d’une bombonne de propane afin d’éliminer tout le monde dans une joyeuse explosion. Ce jeu est un énorme trip solitaire. Même s’il est possible de jouer en multijoueur, explorer ce monde solo est ultra prenant.

Survie à tout prix

Les premières heures du jeu vous placent sur une île de taille conséquente. Après quelques visites, il va falloir se diriger vers l’église, puis vers la ferme, et ainsi de suite jusqu’à rejoindre une étendue bien plus grande. Si on n‘y trouve pas Stockholm, plusieurs petites villes et même une plus imposante comme Ostervik peuvent être visitées. Le principe ne change pas. Aller d’un point à un autre, visiter, et fouiller chaque recoin pour ramasser de quoi survivre. Par contre, les robots vont y devenir plus difficiles, et de nouveaux biens plus imposants vont faire leur apparition.

Heureusement, chacun d’entre eux a des points faibles à exploiter pour les détruire. Et si jamais d’autres joueurs vous rejoignent, l’aventure prend un tournant plus orienté action. Seul, on se promène avec prudence. On emprunte les fossés, on longe les camions et les murs et l’on prend bien le temps de repérer l’environnement avant toute attaque.

Au fur et à mesure de la progression, des points de compétences viennent vous faciliter la vie. Outre les habituels plus de vie et meilleure visée, d’autres permettent de ramasser plus de balles, de porter plus d’objets ou encore de pirater les machines à distance qui s’attaqueront entre elles.

Des défauts qui gâchent peu le plaisir

Au chapitre des défauts, on commence par le recyclage d’éléments, comme les intérieurs des habitations qui se répètent souvent. Même chose pour les maisons où il n’est pas rare d’en voir plusieurs semblables d’une ville à l’autre.

L’inventaire est un peu mal fichu avec l’impossibilité de stocker plusieurs éléments ensemble, comme les radios qui prennent à chaque fois une place. On se retrouve alors rapidement limité. Même s’il peut être étendu par la suite, les débuts dans l’aventure sont assez chiches et il n’est pas rare de devoir faire des aller-retour pour aller chercher ce que l’on n’a pas pu prendre en chemin.

Il n’est pas rare d’attaquer un camp, puis que d’autres machines bien cachées alentour se joignent à la fête. Esprit survie oblige, on peut se retrouver rapidement débordé. Cela oblige à avoir en permanence sur soi plusieurs bombonnes et autres postes de radio, ce qui encombre inutilement l’inventaire. Après les avoir utilisés, on est souvent bon pour revenir en arrière en récupérer d’autres en vue des prochains combats.

Conclusion

Generation Zero est un jeu pour les tripeux de solitude ou de survie, même s’il est possible de le jouer en coop jusqu’à quatre joueurs. Toujours à pied, on n’emprunte aucun véhicule, on se déplace en permanence et l’exploration tient un énorme rôle. Ce n’est pas le jeu du siècle, mais il est vraiment particulier et ne plaira pas à tous. En tout cas, à 40$ ou si l’on attend les soldes d’été, c’est un jeu à faire pour ceux qui aiment ce genre d’ambiance.

Verdict
Bon
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