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Gears 5 : Mieux que prévu

Le 4 était un coup d’essai, le 5 est un coup de maître! Gears 5 a évolué pour renouveler la série!

Gears 4 a été un sympathique Gears sans surprise qui offrait la même formule que le premier Gears of War sorti en 2006. Bref, à force de proposer le même plat, l’une des séries phares de Microsoft aurait pu lasser.

Sauf qu’en jouant au 5, on se rend compte que le 4 n’était finalement qu’une mise en bouche. Ce jeu sur lequel l’équipe de The Coalition s’est fait la main, histoire de maîtriser techniquement la Xbox One, a offert ce que l’on attendait de lui (à part son début pas mal plate), mais pour le 5, il était temps d’évoluer.

Pour ce qui est de l’histoire, en mode horde ou PVP, l’évolution est notable. En ligne, difficile de retoucher ce monument, le couteau va un peu changer la donne, mais nous allons d’abord voir l’excellentissime campagne qui va vous clouer à votre chaise.

Campagne renouvelée

Le jeu commence tranquillement, un petit mode entrainement histoire de maîtriser le nouveau coup de couteau qui vous sera parfois bien utilise, et c’est parti pour la guerre!

Si le premier acte s’avère plutôt classique, mais toujours aussi efficace côté action, on prend le temps de maîtriser les nouvelles habiletés, comme envoyer Jack chercher des objets ou lui donner des ordres en plein combat. Il va se révéler fort pratique et encore plus si vous montez la difficulté. Capables d’électrocuter les adversaires ou même d’en prendre le contrôle, ses gadgets vont faire la différence lors des combats importants. Si vous êtes acculés à courir au milieu d’ennemis par exemple, ou que deux boomers vous barrent la route, vous allez adorer son bouclier ou son boost de santé.

Passé le premier acte, c’est le temps du changement et de découvrir ce qu’offre réellement ce Gears 5. Deux vastes cartes où il sera obligatoire d’avoir un véhicule de type char à voile pour les parcourir. Cachés ça et là, des missions secondaires et autant d’endroits à explorer. Gears 5 a introduit quelques éléments de RPG pour évoluer, mais juste ce qu’il faut pour ne pas le dénaturer. L’action demeure omniprésente dès lors que l’on rentre dans les missions, mais le jeu fait également la belle part à l’exploration. Il ne faudra pas hésiter à fouiller partout afin de trouver les modules permettant d’améliorer Jack ou des items de collection, même en cours de mission. Les niveaux sont bien plus vastes que dans les autres Gears, offrant plus d’embranchements et apportant une profondeur supplémentaire à ce monde.

Intense et magnifique

Ce Gears 5 nous fait revenir quelque chose que l’on avait oublié depuis longtemps, une intensité des missions et une construction des niveaux presque parfaites. Les combats sont toujours quelque chose d’énorme, de travaillé au millimètre près avec ses ennemis qui débarquent au bon moment, rajoutant à l’intensité lorsqu’on pense que c’est fini, ils vous contournent, vous traquent, et ne vous laissent aucun répit.

 

On retrouve les armes apparues dans le 4, ainsi que toute la panoplie habituelle de Gears, dont la Lanzor qui s’enrichit d’un nouveau modèle capable de tirer une salve de missiles en lieu et place de la tronçonneuse. Pour les amoureux de la Lanzor classique, elle est toujours là, et bien des situations vous permettront de découper vos ennemis dans la joie et les gerbes de sang.

Visuellement, que dire? Ce jeu est-ce qu’il y a de plus abouti visuellement et techniquement sur console. Magnifique comme jamais, il se paie le luxe de tourner en 4K à 60 FPS sur Xbox One X; bref, ce jeu est visuellement une succession de grosses claques dans la face qui seraient administrées par Gregor Clegan en personne.

Enfin, cerise sur le Sunday, l’histoire est prenante. Elle révèle bien des choses sur le passé des Locustes et la reine Myrrah. D’ailleurs, cela va vous entraîner dans des endroits aux ambiances complètement folles comme le laboratoire… Je n’en dis pas plus, à part que les compositions musicales sont exceptionnelles et participent à instaurer les diverses ambiances réussies du titre.

Horde et PVP

J’ai joué, mais comme on était peu de monde sur les serveurs, mon expérience a été plus pour voir les possibilités en attendant la sortie. Le PVP est toujours solide, la visée est bien décalée à droite comme toujours, donc pour les habitués des blind shots au shotgun, il n’y a pas de surprise, vous retrouverez vos marques immédiatement. Je craignais que l’ajout du couteau serve à contrer le shotgun, disons que ça va calmer les adeptes du run and shoot, mais il permet surtout de contrer les adversaires qui sautaient par-dessus un mur pour vous atteindre et comptaient sur le petit temps d’immobilisation de votre côté pour vous tuer, ici ça va enfin être de l’histoire ancienne grâce à votre coup de couteau qui va permettre un grand nombre de contres au corps à corps.

En horde, les personnages ont tous des habiletés différentes qui vont influer sur le cours de la partie. Par exemple, Phaz peut voir les ennemis à travers les murs, alors que Keith peut se rendre invisible pour les contourner et les surprendre. Horde est toujours aussi déchaîné avec ses vagues d’ennemis qui ne font que s’intensifier. On aime toujours le choix des parties et la facilité d’accès, tout a été pensé pour vous choyez et que vous trouviez facilement une partie. Enfin, côté personnalisation, Gears 5 suit les traces de Gears 4. Il y en a une tonne et il devrait proposer encore plus dans les mois à venir.

Des défauts?

Difficile de lui en trouver, mais il en a. Il manque un acte à la campagne qui, même si elle s’avère explosive, se termine en 15-20 heures en prenant le temps de tout explorer. Arrivé à la fin, maudit que j’aurais joué un acte 5 supplémentaire!

Il n’y a plus de possibilité de prendre un ennemi en otage, ce qui m’a manqué un peu parfois dans le gameplay. Pas vraiment un défaut, mais l’IA à hard, sans être catastrophique, va parfois rester trop à proximité de certains ennemis, comme avec les pouncers géants, et uniquement eux, s’y collant parfois carrément et entraînant sa mort. Ceux qui le font solo, soyez donc prévenus, mais dans l’ensemble, l’IA fait étonnamment une bonne job à hard et ne meurt pas trop, et quand elle meurt, c’est majoritairement rattrapable. De toute façon, pour le passer à la difficulté maximum, il faudra jouer en coop. Pas de mode 4 joueurs, mais uniquement 2 joueurs.

Conclusion

Ce Gears 5 est encore mieux que ce à quoi je m’attendais, et je pense que les habitués de la série vont avoir la même sensation. En plus d’être une démonstration technique époustouflante et d’afficher un jeu sur One X qui n’a rien à envier à un PC haut de gamme, il se paie le luxe d’offrir un contenu particulièrement riche, tout en assurant une durée de vie de plusieurs années grâce à ses modes en ligne et son contenu qui ne va cesser de grandir. Gears 5 est plus que la bombe annoncée, c’est un chef-d’œuvre qui a été travaillé dans ses moindres détails, un véritable renouveau qui me rappelle la méchante claque administrée par le premier, dont le PVP m’avait retenu durant 2 ans. Gears 5 est LE jeu de la Xbox One, et est transcendé sur One X qui monte la réalisation à un niveau jamais vu sur console.

 

Verdict
Excellent
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