Far Cry 5 : Lost on Mars – rire pour oublier l’ennui

Far Cry 5 est un excellent jeu. Ubisoft Montréal a créé tout un monde qui s’approche énormément de la réalité avec ses habitants et ses propos. En plus d’être près de la réalité grandissante des États-Unis, le jeu repousse les limites du carré de sable et de cette excellente sensation de liberté dans un jeu. Vous avez les paramètres, amusez-vous! Pour le contenu additionnel, on nous présente 3 volets qui vont complètement ailleurs. Hours of Darkness, une aventure au Vietnam (vous pouvez lire la critique sur notre site). Lost on Mars, une aventure dans l’espace. Puis Dead Living Zombies, une aventure horrifique. J’avais énormément d’attentes envers ces aventures, mais surtout celle-ci parce que Blood Dragon était absolument incroyable. C’est le même genre… donc, ça devrait fonctionner?

Lost on Mars est l’histoire de Nick Rye, un combattant tiré de la campagne de Far Cry 5. En faisant une balade dans un champ avec son vieux pick-up, Nick se fait attirer par un grand faisceau lumineux et s’envole sur Mars. C’est que Hurk, un des meilleurs personnages de la campagne de Far Cry 5, a besoin de Rye pour sauver la terre d’une invasion extra-terrestre. Dès qu’il nous reçoit, on ne voit que sa tête, puisqu’il a perdu tous les membres de son corps et survit à l’aide d’une technologie de l’espace. Flottant dans les airs, il nous demande de l’aider. Alors on embarque sur notre première mission, à la recherche des membres de son corps. Dès cette quête tout à fait ridicule, donnée par Hurk qui a toujours les choses les plus stupides à dire, j’étais certain que j’allais passer du bon temps!

En marchant sur le sol terreux de Mars, on réveille des bestioles qui ressemblent énormément à celles du film Starship Troopers. Elles sont violentes, mais un peu nounounes. Tout ce qu’elles font, c’est nous foncer dessus dès qu’elles nous voient ou si on marche sur le sol et non les rochers. Il faut tout simplement éviter de marcher sur le sol ou les tirer sans arrêt. Maintenant, quelles sont les armes à notre portée? Fusils, carabines, mitrailleuses et lance-roquette versions laser. Elles ont sensiblement toutes le même look donc il est difficile d’en vouloir une plus qu’une autre puisqu’elles n’ont aucune personnalité, contrairement aux armes retrouvées dans Far Cry 5. Nous avons aussi accès à des armes projectiles qui sont assez efficaces, souvent plus que nos armes principales. Hurk a aussi envoyé sa conscience dans un robot qui nous suit partout et tire nos ennemis. On peut l’envoyer vers un ennemi précis et il nous fait rigoler durant notre périple.

Marcher sur Mars… c’est long et plate. Le visuel de Lost on Mars est ennuyeux, de grandes surfaces vides avec des rochers un peu partout. Brun orangé partout. Jusqu’au moment où on nous donne accès à un Jetpack! Oui, ce Jetpack devient la chose la plus intéressante du jeu. Tout d’un coup on peut tirer les ennemis en volant, survoler des bases pour pouvoir changer notre stratégie et essayer de ne pas réveiller les bêtes qui dorment sous le sol. Aussi, ça aide beaucoup quand on a besoin d’attaquer les pseudo-dinosaures volants qui nous attaquent rapidement et sont très achalants.

Puis c’est à ce moment que l’on découvre les tours! Oui, le grand retour des tours pour Far Cry. Je ne sais pas si je m’étais ennuyé de cet aspect de la série, mais j’ai bien aimé grimper dans une tour pour pouvoir l’activer, c’était amusant. Au début. Ensuite, c’est très répétitif. De plus, le design de ces tours est très très simple. Quand on n’a pas notre Jetpack, c’est encore plus amusant, car il faut grimper en sautant. C’est excitant même. En volant, on enlève toute cette dimension malgré la jauge d’énergie de notre engin volant qui descend quand on l’utilise. Les tours nous donnent aussi accès à un voyage rapide, chose très utile quand on est tannés de voyager dans cet univers fade.

Il faut également tuer les reines sur Mars. Ces grosses bestioles qui contrôlent les autres et font des ravages. Elles sont très difficiles à tuer et souvent, c’est la même recette. On approche, on lance un projectile, on s’assure de ne pas être vu ou attaqué des autres, puis on tire tout ce qu’on a. C’est la même chose sans arrêt le combat dans Lost On Mars. Tire, meurt, obtient plus de points pour avoir de meilleures armes, recommence. Les ennemis n’ont presque aucune intelligence et sont ennuyeux à combattre.

Il y a également les cascades du légendaire Clutch Nixon de Far Cry 5 qui font leur retour sur Mars. Il s’agit simplement de voler avec notre Jetpack dans des cercles étoilés. Voilà. Pas plus que ça.

Vraiment, Ubisoft rate une occasion en or avec Lost on Mars. Les armes auraient pu être fantastiques et exagérées, on aurait pu avoir des missions variées, le combat aurait pu avoir plus de profondeur. Il y a tellement de choses qui auraient été géniales en s’inspirant tout simplement des mécaniques de Far Cry. Vraiment dommage. Le jeu a ses bons moments, mais en général, on n’a vraiment pas le goût d’aller se perdre dans cet univers.

Verdict
Mitigé
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