Fade to Silence : un jeu de survie à l’atmosphère glaciale

Jeu d’action, mais surtout de survie et de gestion de ressources dans un contexte post-apocalyptique. Fade to Silence, qui était jouable en accès anticipé depuis décembre 2017, est maintenant aussi disponible pour consoles de salon. C’est en incarnant Ash que le joueur se retrouve confronté à l’horreur glaciale du blizzard ainsi qu’à des monstres Eldritch.

Le jeu débute dans une caverne. Ash y est ressuscité par une créature à l’apparence démoniaque qui semble se délecter de ses tourments passés. S’ensuit un court tutoriel qui nous apprend les rudiments du titre de Black Forest Games. J’ai bien apprécié ce didacticiel, car Fade to Silence débute rapidement sans nous expliquer exactement qui nous incarnons, ni pourquoi nous faisons face à ce monde apocalyptique. Le but pour le joueur est donc essentiellement d’explorer le vaste monde qui l’entoure, de survivre au froid, à la faim et aux attaques des créatures Eldritch tout en découvrant l’origine de cette apocalypse.

Exploration

C’est un vaste monde qu’Ash doit explorer dans Fade to Silence. De plus, plus le joueur s’aventure loin de son refuge, plus il s’expose aux multiples dangers qui l’entourent. L’exploration est pourtant nécessaire puisque nous devons amasser diverses ressources nous permettant de survivre comme le bois, les herbes et la nourriture. Il est aussi possible de dénicher d’autres objets utiles à notre survie comme des métaux ou des matériaux usés pouvant servir à nous confectionner une armure.

Recruter des compagnons lors de nos expéditions nous permet d’obtenir une aide supplémentaire. Ils nous aident à amasser les ressources dont nous avons besoin, ils peuvent transformer certaines ressources corrompues et ils peuvent aussi nous prêter main-forte lors de nos combats. Et comme le but est de survivre et de reconstruire notre refuge, nous avons besoin de toute aide disponible.

De plus, un autre joueur en coopératif peut incarner un des survivants pour nous accompagner. De jour comme de nuit, l’exploration est parfois angoissante. Certains endroits sont davantage peuplés d’ennemis et nous ne sommes jamais complètement à l’abri d’un blizzard soudain.

Survie

L’aspect central de Fade to Silence est bien sûr la survie. Nous devons constamment surveiller notre jauge de faim et nous nourrir afin qu’elle ne nuise pas à notre santé. C’est le même principe pour la jauge de froid. Nous devons nous assurer d’être équipé de torches si nécessaire et de posséder suffisamment de bois pour se réchauffer au refuge ou dans des abris temporaires lorsque coincé par le blizzard. Le froid est une force très sournoise dans ce jeu, car il gruge petit à petit notre santé maximale. Les mécanismes de survie sont plutôt bien développés selon moi, car ils nous font ressentir une sensation d’urgence constante. On doit toujours être aux aguets et survivre coûte que coûte.

De plus, il est impératif de construire les bonnes habitations pour que nos compagnons puissent exercer leurs talents, c’est-à-dire maximiser nos ressources ou améliorer nos outils. Il faut aussi barricader notre refuge contre les attaques des créatures Eldritch. Pour obtenir davantage de ressources et pour progresser dans ce monde infernal, le joueur doit à un certain moment s’approprier des avant-postes. Pour ce faire, il devra purifier des nids de monstres, obtenant diverses récompenses. Ces avant-postes sont directement liés à notre refuge et donc à notre inventaire de groupe ce qui s’avère très pratique. Plus on est habile à gérer notre inventaire, nos ressources et nos compagnons, plus nous augmentons nos possibilités de survie.

Démystifier le passé

En progressant dans Fade to Silence, le joueur découvre peu à peu l’origine des monstres Eldritch, de la corruption qui s’est étendue et de cet enfer hivernal. C’est entre autres par le biais de visions qu’Ash se remémore certains éléments du passé. Ce que je trouve intéressant c’est que nous n’avons accès qu’à des parcelles de mémoire à la fois ce qui, personnellement, a piqué ma curiosité.

Un autre aspect digne d’intérêt et que l’on cherche à comprendre est cette Inner Voice. Cette créature négative qui joue le rôle de voix intérieure tente de nous démotiver, de nous faire douter, de nous encourager à nous laisser mourir. La créature est une force qui nous oppresse constamment, renforçant le sentiment d’isolement que nous pouvons ressentir à parcourir ce monde glacé. Cette voix malsaine agit comme ennemie efficace selon moi et est satisfaite un peu plus chaque fois que l’on perd une vie.

Mort permanente

Quand toutes nos flammes de vie sont éteintes, nous devons tout recommencer depuis le début. Cela signifie reconstruire notre refuge, recruter à nouveau nos compagnons, etc. Cet élément de difficulté est très intéressant parce que ça nous motive encore plus à vraiment bien gérer nos ressources et à prendre le temps de réfléchir avant chacune de nos actions si nous ne voulons pas tout perdre. Heureusement, il est possible de conserver certains avantages même après une mort permanente.

Les bénédictions trouvées lors de notre précédente incarnation demeurent en notre possession agissant, par exemple, comme protection supplémentaire contre le froid ou la faim. Également, nous pouvons utiliser nos slivers of Hope ou « éclats d’espoir » pour acquérir des atouts supplémentaires au cercle de tourmente comme, par exemple, le fait de débuter une nouvelle incarnation avec davantage de ressources ou en conservant une arme particulière acquise avant notre état de mort permanente.

Pour celui qui n’est pas amateur de permadeath, il est possible de jouer en mode « exploration » dans Fade to Silence. Ce mode désactive la mort permanente et par le fait même le cercle de tourmente qui octroie des bonis. Ainsi, le joueur possède des vies infinies et ses compagnons sont plus résistants. Le choix revient entièrement au joueur, mais je pense que ça diminue quelque peu le sentiment d’urgence de survivre.

Quelques irritants

Il est important de bien synchroniser nos attaques lors des combats dans Fade to Silence. Les ennemis sont particulièrement habiles pour nous viser et nous blesser si nous ne sommes pas assez prudents. Ces combats sont simplistes puisque nous n’avons que peu d’attaques différentes en plus de parer les frappes adverses, mais la simplicité ne pose pas de problème selon moi. Ce qui est irritant toutefois, c’est que le personnage est plutôt lent dans ses déplacements. Il n’est pas facile d’éviter les coups ennemis dus à une imprécision de nos mouvements, particulièrement en situation de combat. On a l’impression qu’il ne suffit pas d’être bon et que certaines morts pourraient être évitées.

Un autre point agaçant est l’obligation de recommencer le tutoriel après avoir perdu toutes nos vies. Par chance, celui-ci est court, mais c’est inutile de se faire expliquer comment jouer à chaque nouvelle incarnation. J’aurais également souhaité que la fille de notre personnage principal ait une plus grande importance et qu’elle puisse nous aider dans nos expéditions plutôt que se contenter de demeurer au refuge. Une aide supplémentaire pour amasser des ressources est toujours agréable!

Le titre de Black Forest Games demeure un bon jeu de survie et de gestion de ressources pour les amateurs du genre. L’atmosphère étouffante et hivernale de Fade to Silence réussit à nous intéresser à ce dernier.

Verdict
Bon
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