Doom Sigil : le roi fait son retour dans le sang et les démons

Difficile de nier que Doom est un monument du jeu vidéo des années 90. Ce n’est pas le premier FPS à avoir révolutionné le genre, mais il a clairement contribué à mettre un bon coup de pied dans la fourmilière. Au point qu’on parlera même par la suite de Doom-like pour désigner ces jeux de tirs ouvertement sanglants et aux niveaux labyrinthiques. Et plus de 25 ans après, histoire de refaire un peu de promotion pour la licence, John Romera nous offre un tout nouveau chapitre de son jeu, Doom : Sigil.

Dans l’antichambre de l’horreur

Doom est considéré par beaucoup de fans comme l’ancêtre des FPS sanguinolents, ayant apporté un grand nombre changements dans le genre. Pas besoin d’énumérer la folie qui se dégage du jeu, notamment derrière ce Space Marine armé d’un pistolet et qui termine avec sur son dos un arsenal à faire trembler d’envie Chuck Norris. Mais ce qu’on retiendra surtout ce sont les immenses niveaux, dans lesquels il est fréquent de se perdre et où on doit affronter des hordes de bestioles en tout genre. Aussi intuitif que malin, sa jouabilité reste sommaire même pour l’époque, mais c’est en contrepartie ce qui a aussi aidé à le rendre aussi addictif. Il est encore aujourd’hui facile de rentrer dedans et d’y trouver du plaisir, malgré les années que le jeu a pu prendre dans les dents.

Doom est un jeu qui continue de vivre depuis plus de 25 ans, en particulier grâce aux ajouts des fans qui développent fréquemment des nouveautés pour le jeu. Mais quoi de mieux qu’un ajout officiel venant du créateur lui-même ? Un cinquième chapitre qui se révèle très rapidement comme étant dans la digne lignée des autres niveaux. John Romera avoue qu’il voulait une extension qu’il aurait lui-même du mal à terminer et autant dire qu’il faut vraiment s’accrocher pour en voir le bout. Avec l’exploitation de toutes les petites astuces qui nous permettent de progresser, et qui nous font renouer avec toute l’essence du jeu original. Quel délice de jouer avec l’intelligence artificielle des ennemis, afin qu’ils se tirent dessus, et profiter de la bataille de masse pour faire rapidement le ménage dans une salle trop occupée.

Les gigantesques niveaux prennent alors une toute autre ampleur et il n’est pas rare de se perdre dedans, un sentiment qu’on n’avait pas eu depuis longtemps dans un FPS de ce style. On revient aisément dans nos vieilles habitudes et se délecte quand on tombe sur une zone secrète ou des adversaires cachés. La pression est constante et on essaye de se frayer un chemin dans ce tumulte semé d’embûches mortelles. On s’engouffre dans des labyrinthes qui nous semblent interminables, tellement la peur de rencontrer une masse de monstres est palpable. Surtout que beaucoup d’entre eux sont vraiment coriaces et nous font la vie dure à chaque rencontre. La difficulté est donc au plus haut et cela dès le début de ce nouveau chapitre. Si vous n’avez jamais mis la main sur Doom, il y a de bonnes chances que vous en sortez avec une bonne crise de rage.

Caramba!

Cela résulte par un incroyable feu d’artifice et de boule de feu dans tous les sens, avec des démons et des zombies qui ne veulent qu’une seule chose, notre mort. J’ignore si Sigil est au-dessus de ce qu’a pu produire la communauté de Doom durant plus de deux décennies, mais je peux en tout cas dire que je me suis relancée avec grand plaisir dans ce jeu, alors que cela faisait au moins 15 ans que je n’y avais pas touché. Il est probable que le côté nostalgique est eu un effet dans l’équation. Et même que ce Doom: Sigil ne se destine pas à tout le monde, en grande majorité à cause de sa difficulté exacerbée, mais pour peu qu’on souhaite revivre durant une soirée les sensations d’un bon vieux FPS, c’est réussi.

Verdict
Très bon
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