Devil May Cry 5 : tu en veux de l’action en vla

Cheveux blancs, longs manteaux de cuir, l’un est armé de l’épée de Sparda et de ses deux fidèles pistolets (Ivory et Ebony), l’autre de l’épée Red Queen et de son bras démoniaque le Devil Breaker. L’un est débutant, l’autre est légendaire. C’est le grand retour de nos chasseurs de démons préférés, Dante et Nero, qui ont pour but d’empêcher le monde des enfers d’envahir le monde des vivants. Accompagnés d’un tout nouveau personnage, le mystérieux V, il est temps pour Dante et Nero de faire pleurer les démons avec Devil May Cry 5.

La famille réunie

Capcom l’avait dit lors de l’E3 2018, oubliez l’opus DMC, développé par Ninja Theory, qui était sorti en 2013, Devil May Cry 5 est la suite directe de Devil May cry 4, publiée et développée par Capcom. De ce fait, tous les personnages ayant battu le mal auprès de Dante sont présents, enfin presque tous. Seule Lucia, qui était le deuxième personnage jouable dans le deuxième titre de la série, est absente. Cependant, ce n’est pas parce que presque tous les personnages jouables de la série sont présents que l’on peut les incarner pour les combats. Cette fois-ci, seuls les hommes seront aux armes. Désolée Trish et Lady, vous êtes belles et fortes, mais à moins d’un DLC le permettant, cette fois-ci ce n’est pas votre combat.

Jouer pour les cinématiques

Dans Devil May Cry 5, il y a beaucoup de cinématiques. En fait, je dirais que le ratio de cinématique par rapport au temps de jouabilité est de 50/50, ce qui est quand même beaucoup pour un jeu d’action de ce genre. Est-ce que le fait qu’il y ait autant de cinématiques est dérangeant ? Pas du tout. En plus d’être très bien réalisées, avec beaucoup d’effets à la Matrix et un humour cul-cul, mais drôle, les cinématiques expliquent bien l’histoire tout en offrant plusieurs effets de surprises, autant dans les animations que dans la révélation de certains faits dans l’histoire. Du début à la fin, je me suis souvent exclamée de surprise et je suis restée captivée. À mon avis, jouer à Devil May Cry 5 sans regarder au moins une fois les cinématiques, c’est du gâchis.

Pas trop long pas trop court

La durée de vie de Devil May Cry 5 n’est ni trop courte ni trop longue. Celle-ci est d’environ 15 à 20 heures lorsque l’on passe le jeu la première fois, incluant la durée des cinématiques. Tout dépendant du niveau de difficulté choisi et si vous essayez, tout comme moi, de démolir tous les éléments du décor en espérant qu’il y ait des orbes rouges cachés à l’intérieur de ceux-ci. Pour compléter l’histoire, il y a 20 chapitres ainsi que 12 missions secrètes. Il n’est pas obligatoire de compléter ces dernières pour avancer dans l’histoire, mais la complétion de celles-ci permet d’obtenir des bonus intéressants. Pour la majorité des missions, le choix du personnage à jouer nous est imposé, mais il y a 2 ou 3 missions où l’on peut choisir le personnage voulu. Cela permet au joueur de refaire le chapitre avec un point de vue différent. Lorsque l’on finit le jeu une première fois en mode Devil Hunter, un nouveau niveau de difficulté est disponible, soit The Son Of Sparda. En tout, il y a 6 niveaux de difficulté qui se débloquent au fur et à mesure que l’on finit le jeu dans le niveau précédent. En comptant le nombre de chapitres et la quantité de niveaux de difficulté, cela rallonge de beaucoup la durée de vie de DMC 5.

Tout est dans le style

3 personnages différents = 3 styles de combats différents. Tout d’abord il y a Nero, qui utilise l’épée, une arme à feu ainsi que le Devil Breaker, son bras aux pouvoirs spéciaux. Grâce à celui-ci, il peut agripper et amener à lui les ennemis légers pour les asséner de coups. Ensuite il y a V, cet homme mystérieux au style emo qui ne peut combattre de lui-même dû à son corps fragilisé. Cependant, il est accompagné de 3 esprits démoniaques qui combattent pour lui. Finalement, il y a Dante, armé de plusieurs armes, à longue et courte portée, qui ont chacune un style bien défini. En plus, Dante lui-même a 4 styles de combats différents qui offrent des mouvements supplémentaires selon l’arme choisie. Chaque combat est noté sur le style de combat et la diversité des attaques utilisées. C’est pourquoi, le joueur doit bien utiliser et diversifier les attaques s’il veut obtenir la note la plus élevée à la fin de chaque mission. Plus la note est élevée, plus gros sera le bonus d’orbes rouges reçus à la complétion du chapitre. D’expérience, je vous dirais qu’il m’a beaucoup plus été facile d’atteindre le rang élevé avec V qu’avec Nero ou Dante.

Amélioration des attaques et des armes

À plusieurs reprises, je vous fais la mention des orbes rouges, mais que sont-elles exactement? Les orbes rouges sont des récompenses que le joueur reçoit en combattant les démons, en complétant les missions ou en détruisant des amas de pierres rouges situé un peu partout dans les tableaux. Elles servent de monnaie d’échange pour obtenir des améliorations aux armes ou des améliorations au style de combat. Ces améliorations vous aideront grandement à diversifier votre style de combat. Vous pouvez aussi acheter certains objets qui vous aideront dans l’aventure, comme un orbe doré qui permet de vous ramener à la vie si vous périssez durant un combat ou encore des orbes bleus ou mauves qui augmentent respectivement votre niveau de vie et le niveau de pouvoir démoniaque de vos personnages. Il est possible de passer le jeu, sans ces améliorations, mais la quête sera beaucoup plus ardue.

Parlons technique

Il est temps de passer au côté technique du jeu. Tout d’abord la jouabilité. Celle-ci est aisée et facile à comprendre. Il peut être parfois un peu plus difficile d’exercer certaines commandes dans les combats, prenant compte que tous les boutons de la manette sont utilisés pour faire un combo de mouvements stylisés, mais ce n’est pas au point où c’est fâchant, loin de là.

Contrairement aux premiers DMC, le joueur à la possibilité de diriger la caméra. Malheureusement, j’ai eu quelques petits accrochages avec celle-ci. Il m’est parfois arrivé que la caméra se coince sur un élément du décor et part en vrille. Il y a aussi le fait que parfois j’ai trouvé que la caméra un était peu trop rapprochée du personnage que l’on joue, ce qui réduit considérablement le champ de vision. Cependant, le plus dérangeant au niveau de la caméra c’est l’auto-lock sur les boss. Parfois durant le combat, tu veux aller chercher cet orbe vert qui te redonne un peu de vie, mais bonne chance pour diriger la caméra pour aller la chercher. La caméra va toujours chercher à rester sur l’ennemi, ce qui rend difficile la direction des chasseurs de démons sur l’objet tant convoité.

Un jeu rempli d’action

Depuis toujours, la série de Devil May Cry est l’une de mes séries de jeux vidéo préférées et j’ai adoré découvrir le dernier titre sorti. Y jouer m’a redonné le goût de refaire tous les autres titres de la série. Heureusement, il y a dans le menu du début une récapitulation de l’histoire pour que les joueurs qui n’ont jamais joué aux autres opus ne soient pas perdus. Il est amusant et rempli d’action. En fait c’est simple, Devil May Cry 5 c’est juste une bonne dose d’adrénaline et d’action du début à la fin, où les temps morts sont inexistants.

Verdict
Excellent
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