Bloodstained: Curse of the Moon, le nouveau Castlevania 8-bit

Koji Igarashi (IGA) est un producteur, programmeur, scénariste et directeur artistique de jeux vidéo. Il commence sa carrière chez Konami en 1990 et au cours des dix années suivantes il se consacre presque entièrement à la série Castlevania.

Il travaille d’abord sur Symphony of the Night, un grand classique qui servira de base pour le style MetroidVania. De ce succès découlent tous les Castlevania du même style sur Game Boy Advance et Nintendo DS en terminant par Harmony of Despair en 2011.

N’étant pas à l’aise avec le virage mobile de Konami, Igarashi quitte la compagnie en 2014.

Poussé par de nombreuses demandes de fans pour qu’il fasse un autre jeu de type Metroidvania, Igarashi se lance sur Kickstarter et annonce Bloodstained: Ritual of the Night, un jeu hommage à Symphony of the Night.

La campagne fixée à 500 000 $ US a réussi à recueillir plus de 5,5 millions de dollars. Ce qui en fait le jeu le plus financé après Shenmue 3. Tous les buts de la campagne sont atteints et l’un de ceux-ci, à 4 500 000 $ US, est la création d’un mini-jeu prépisode de style de rétro. Ce jeu nous est apparu le 24 mai dernier et porte le nom de Bloodstained: Curse of the Moon.

Castlevania est ma série préférée de l’univers des jeux vidéo. J’étais extrêmement fébrile d’essayer Curse of the Moon, car il s’inspire d’un des jeux m’ayant le plus marqué, Castlevania III: Dracula’s Curse.

 

Curse of the Moon est construit comme un Castlevania NES classique, avec les mêmes contrôles et le même style de plate-forme. Comme dans Dracula’s Curse vous rencontrez des compagnons qui vous accompagnent tout au long de votre aventure. La très agile Miriam armée d’un fouet, Alfred le puissant magicien faiblement constitué et Gebel, le clone de Alucard qui peut se transformer en chauve-souris. Chacun a des habiletés complémentaires à celle Zangetsu, le personnage principal. Fait intéressant, au NES il est possible d’avoir un seul compagnon à la fois tandis qu’ici il est possible d’avoir tout le monde en tout temps. Vous pouvez changer de personnage instantanément et en tout temps en appuyant sur un bouton.

Lors de la première rencontre avec chacun d’eux vous avez trois choix. Leur parler pour qu’ils se joignent à vous, les ignorer et continuer votre chemin ou les tuer. Cette dernière option est cruelle mais la récompense est grande car chaque compagnon tué octroie un pouvoir spécial à Zangetsu. Une attaque de type Slash dans les airs, un double-saut et un Dash. Ces nouvelles habiletés transforment totalement la façon de jouer et ajoutent beaucoup de profondeur.

Le jeu comporte 8 niveaux, tous emblématiques de la série Castlevania. La forêt, la chambre aux trésors, la tour, le bateau, etc. Bien qu’il ne soit pas possible de choisir sa route entre les niveaux comme dans Dracula’s Curse, il y a plusieurs chemins possibles au sein des niveaux eux-mêmes. Ceux-ci sont accessibles en fonction des habiletés des compagnons que vous avez.

Les habitués de Castlevania n’auront pas beaucoup de difficulté à terminer le jeu. Là où Curse of the Moon devient intéressant c’est au niveau des modes qui se débloquent. Après avoir fait le jeu à Normal, le mode Nightmare devient disponible. Celui-ci se fait avec les trois compagnons dès le départ, mais sans le personnage principal. Ainsi vous pouvez accéder dès le départ à des voies qui étaient auparavant hors d’atteinte. Le dernier niveau de ce mode aura aussi des sections ajoutées et un Boss totalement différent.

Le troisième mode déblocable est Ultimate. Celui-ci est devient accessible en tuant tous vos compagnons et en terminant le jeu. C’est en terminant le mode Ultimate qu’il est possible de voir la fin définitive. Il existe aussi un mode Boss Rush qui vous permet d’affronter tous les Boss un après l’autre mais avec des ressources limitées. Afin de connaître tous les Achievements, je vous recommande cette page Steam.

Curse of the Moon est LE Castlevania 8-bit que tout le monde attendait. Pas besoin d’être amateur de la série pour l’apprécier, car le jeu est parfaitement conçu pour un public moderne tout en conservant la saveur et le goût du défi qu’on retrouve dans un jeu rétro. Curse of the Moon est à Castlevania ce que Shovel Knight est à Mega Man, mais il est de moins grande envergure. Il s’agit après tout d’une entrée avant le plat principal, Ritual of the Night. Néanmoins je crois sincèrement qu’il serait envisageable de construire une série autour de ce jeu.

Verdict
Excellent
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