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7th Sector : une dystopie qui fait travailler les neurones

Mystérieux, sombre et se déroulant dans un univers futuriste cyberpunk, 7th Sector est un jeu rempli de puzzles des plus intéressants. Développé par Sergey Noskov et publié par Sometimes You, il est idéal pour ceux qui ont envie de faire travailler leurs neurones.

Dès le début, on sent que 7th Sector est particulier! Nous incarnons une sorte d’influx lumineux que nous dirigeons d’un fil électrique à l’autre. Que sommes-nous? Une entité? Une sorte de « présence » fantomatique? Ou plus précisément un phantom comme ceux que l’on peut apercevoir dans les différents téléviseurs éparpillés au-travers des 48 niveaux? À vous de le découvrir! Ce qui est sûr : pour comprendre ce qui se passe, il faut être patient et avoir le sens de l’observation.

7th Sector : une dystopie qui fait travailler les neurones

D’un véhicule à l’autre

Tel un influx nerveux, nous parcourons fils électriques, appareils électroniques, interrupteurs divers, etc. afin de comprendre le monde qui nous entoure et espérer atteindre la sortie. Au fil de notre aventure, nous quittons ces fils pour prendre possession de quelques engins robotisés, chacun possédant des facultés différentes. Par exemple, à un moment nous dirigeons un robot quadrupède pouvant tirer sur les ennemis.

Les contrôles dans 7th Sector sont très simples. Nous n’avons qu’à déplacer l’influx lumineux ou les divers robots possédés et sauter d’un fil à l’autre, d’un robot à un autre appareil électronique, etc. tout en tâchant de résoudre les multiples puzzles se trouvant sur notre chemin. Ainsi, le réel défi de ce jeu est de solutionner certains puzzles.

Un véritable casse-tête

Tous les puzzles de 7th Sector ne sont pas obligatoires. Certains ne servent qu’à déverrouiller de l’information concernant les événements de notre histoire, mais ils sont tous intéressants. Quelques-uns sont évidents, mais la plupart nécessitent un temps de réflexion. Nous retrouvons donc des puzzles mathématiques (un peu d’algèbre, pourquoi pas?), des figures à reproduire, des interrupteurs à activer selon un ordre établi, des poursuites, du synchronisme, un labyrinthe, etc.

Ce puzzle platformer va vous mettre au défi. Si la solution des puzzles demeure logique, on ne vous dit pas toujours où la trouver. L’exploration et l’observation minutieuse sont de mise. À certains moments, 7th Sector m’a fait penser à Mainlining, car c’est également un jeu qui nécessite beaucoup de concentration et d’observation pour progresser. Par exemple, parfois vous avez besoin d’un mot de passe pour passer au niveau suivant, mais personne ne vous indique où se cache ce dernier. Personnellement, j’ai trouvé les divers puzzles très stimulants!

7th Sector : une dystopie qui fait travailler les neurones

Un cyberpunk sombre

L’atmosphère de 7th Sector me fait légèrement penser à Limbo, Inside ou encore Little Nightmares. Parcourir un univers dystopique que l’on ne comprend pas trop avec l’impression de ne jamais être totalement en sécurité, voilà ce que j’ai ressenti en jouant à ce jeu. Sans être effrayant, il s’avère parfois stressant lorsqu’on tombe sur des mises en garde ou qu’on est poursuivi par des ennemis.

La bande sonore par Nobody’s Nail Machine amplifie l’ambiance futuriste oppressante sans tomber dans l’excès. Mais ce que j’ai personnellement le plus ressenti, c’est de la confusion parce que les événements auxquels nous prenons part ne sont jamais expliqués. À force de persévérer et de dénicher des bribes d’informations par le biais d’images, on peut se faire une idée sur ce qui se trame autour de nous, mais cela demeure l’interprétation du joueur.

7th Sector : une dystopie qui fait travailler les neurones

Plus d’une fois?

Et que dire de la rejouabilité? Une fois les 48 niveaux complétés, il est possible de tout recommencer, mais les puzzles demeurent les mêmes et la difficulté ne change pas. Toutefois, pour tout compléter il y a 11 images à trouver en accédant à des transformateurs et 8 phantoms se cachant dans les téléviseurs. Mais les collectionnerez-vous tous?

En fait, la fin du jeu dépend de votre choix. En tout, 4 fins sont possibles et celle que vous obtenez dépend de votre volonté de déverrouiller les transformateurs ou non et d’autres actions en cours de jeu. J’ai obtenu 2 fins différentes jusqu’à maintenant et j’ai aimé refaire certains puzzles, mais je ne suis pas sûr que je vais recommencer l’aventure une troisième ou quatrième fois pour le moment. Peut-être dans quelques mois?

7th Sector : une dystopie qui fait travailler les neurones

Bref, qu’en penser?

7th Sector est un jeu très intéressant. Sorti il y a un an sur PC et maintenant accessible sur consoles de salon, je suis d’avis qu’il trouve particulièrement sa place sur Switch. C’est un jeu idéal en mode portable pour nous divertir le temps de quelques niveaux. Son univers est captivant, les puzzles sont diversifiés et certains sont même plutôt difficiles.

J’ai peu de points à reprocher à ce jeu hormis sa rejouabilité moyenne. C’est une bonne idée, selon moi, que 4 fins alternatives soient possibles, mais se confronter aux mêmes puzzles à chaque nouvelle partie ne donnent pas envie de recommencer mille et une fois. S’il avait été possible de modifier le niveau de difficulté, cela aurait été encore plus divertissant. Je pense aussi que certains aimeront avoir plus d’informations sur l’univers du jeu et les événements qui s’y déroulent, tandis que d’autres considéreront probablement que ça ajoute au charme de 7th Sector qui est finalement un très bon jeu.

7th Sector : une dystopie qui fait travailler les neurones

Verdict
Très bon 8/10
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